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Appel à la fraternité

Par : Le 29/10/2010 à 8:32 PM

Je ne pourrais expliquer comment m’est venu le courage de vous écrire à vous, français, françaises et immigrés, cette lettre.

Arrivé en France le 01 Septembre 2009 dans la perspective de construire un avenir meilleur dans la joie et la sérénité, je vous avoue en avoir ressentie une immense joie. Tant de personnes m’ont parlé de cette nation avant que je m’y installe, des avantages et des ouvertures qu’elle propose.

Mes parents, mon frère, ma sœur et certains proches, ont sué à ce que je puisse avoir également ma chance. Entre autres, ma mère qui, en dépit de son rhumatisme, diabète et hypertension, effectua pendant une année plusieurs dizaines de kilomètres à pied entre la commune de Mont-Ngafula où nous habitions et l’ambassade de France située au centre-ville pour mes démarches de voyage. 26 kilomètres de trajet aller-retour journalier.

Je leur dois tout. Néanmoins, ce n’est pas pour vanter leurs faveurs à mon égard que je me suis décidé à sortir de mon silence. C’est pour déplorer la situation que vis ici la plupart des immigrés depuis assez longtemps. Et, apporter si possible des pistes de solution.

Je ne suis pas un ange. Par contre, on n’a pas besoin de l’être pour, ne fut-ce qu’un moment, se sentir touché par la situation des sans-papiers. Ces individus voués à eux-mêmes à l’indifférence des politiques.

Comme je l’ai insinué plus tôt, venir dans l’Hexagone me donna l’impression d’être un privilégié. Beaucoup de mes compatriotes auraient aimés être à ma place, et l’auraient d’ailleurs mérités bien plus que moi. Car, je ne me suis battu aucune fois pour obtenir ce dont je jouis actuellement ; l’opportunité de vivre dans des bonnes conditions.

C’est pourquoi, je me sens en partie coupable et redevable, par procuration envers ceux qui sont arrivés avant moi et qui souffrent dans la rue tels des parias. Je me suis rendu compte que mon vécu ne soit pas le leur. Au moment où mes journées se passent souvent dans le calme et la gaieté, eux ressentent systématiquement le contraire. Leurs quotidiens sont placés sous le signe de l’amertume, de la défaite et de l’humiliation les plus totales.

Aucune personne ni groupes d’individus ne leurs sont définitivement venue en aide. Certains ont régularisés la situation de biens des gens, tandis que d’autres ont préféré l’option de l’expulsion. Cela d’un point de vue concret a rien changé. Les avenues se vident aujourd’hui pour une raison ou une autre que le lendemain elles sont déjà occupées par d’autres nécessiteux.

En ce qui me concerne, j’ai pris mon stylo pour proposer une alternative entre ces deux tendances politiques majoritaires. Elle n’est certainement pas la meilleure. En tout cas, mes mesures auront, je le pense, le mérite d’être fédérateur. Voici mes différentes propositions :

1. Sauve qui peut.

Nous l’avons bien constaté ici en France, il existe des français, des françaises et des immigrés qui ne veulent pas travailler. Et, dans le pays de droit de l’homme tel que la France, nous sommes obligés de respecter leur choix, puisque par ailleurs nous pouvons utiliser aucun moyen physique pour les y contraindre.

Néanmoins, nous nous devons d’être visionnaires. Lorsque des personnes refusent de s’assumer au quotidien, il est tout à fait normal à mon avis d’instaurer une réglementation tarifaire pour éviter une plongée collective dans les enfers. Car, les chômeurs volontaires pèsent énormément sur le trésor public et les contribuables.

Ma proposition : Au de-là d’un certain délai, de la date où un immigré a reçu un titre de séjour et son autorisation de travail, de celle où un français ou une française a cessé d’occuper un poste rémunéré, les candidats (exceptés les étudiants, les femmes enceintes et les invalides) devraient se soumettre jusqu’à leurs changements de situation, non à un retrait, mais à une réduction d’aide perçue de l’Etat. Cette décision ne tiendra pas compte que du temps passé à ne générer aucune ressource. Egalement, de l’âge de la personne, situé entre 25 et 50 ans, et du marché actuel de l’emploi.

Exemple : Au-delà de quatre années (une date apposée à tous), une personne n’ayant pas occupé un poste rémunéré touchera désormais disons 80% du montant qu’elle percevait au départ. Et, qu’il faudrait au moins une année de travail continu pour revenir à la normale.

Conclusion : D’un côté, cette apposition permettrait aux contribuables d’alléger leurs dépenses et à l’Etat d’économiser. Et, de l’autre, inciterait les paresseux à réagir.

2. Protection de l’emploi

Pour lutter contre le phénomène d’escroquerie au travail, le gouvernement devrait mettre en ligne et géré un site internet, traduite en plusieurs langues courantes, chargé de certifier la paye (perception nette et brute) des employés, en fonction de leurs salaires minimum garantis et de leurs planning-heures de travail. Et, de notifier par écrit les droits et les avantages reconnus de l’engagé.

Dans cette « calculatrice automatique », chaque personne aura une fiche informatisée qui l’est propre, et à celle-ci deux collaborateurs y seront acceptés ; l’employeur et la banque. Le rôle respectif de chacun serait de déclarer la somme à avoir payé et de confirmer le montant du dit virement. Bien entendu, tout cela après que des vérifications aient été effectuées.

Ainsi, je le répète, le patron aura d’avantage de mal à berner son employé. Car, avant l’encaissement à la banque, le payement devra être certifié par la calculatrice automatique en fonction du smic, du poste occupé et du planning mensuel mis sur la page informatisé.

Aussi, il sera bien plus facile pour un employeur de trier les candidatures pour des postes à hautes responsabilités lors de l’embauche, car il y’aura un moyen de vérification en ligne sur le parcours du candidat si ce dernier lui permet bien entendu l’accès à ses informations personnelles.

3. représentation des minorités

Première proposition : A défaut d’avoir un droit de vote, les représentants des résidents français à l’assemblée nationale seraient issus des élections internes entre plusieurs ambassades des pays d’une même région ; Maghreb, Afrique sub-saharienne, Europe de l’Est, Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Proche-Orient, Amérique Latine, Amérique du Nord, les iles des caraïbes,…

A chacun de ses blocs, ressortira un groupe d’élus mixtes qui devra être le porte-parole de tous les immigrés des nations dans lesquelles leurs pays ont un emplacement géographique.

Exemple : Lors de son mandat à l’assemblée nationale, le délégué-président Egyptien et son comité de soutien composé de plusieurs marocains et tunisiens représenteront sans exception tous les ressortissants du Maghreb, qu’ils ne soient même pas de leurs nationalités respectives.

Cette mesure, conservatrice et libérale, permettrait à ce que tous les immigrés soient représentés au sein du parlement. Et, également, cela éviterait des dérives.

Car, pourquoi donner le droit de voter, excepté à un référendum, à des personnes qui ne passeraient peut être pas toutes leurs vies dans ce pays ? Qui ne verraient peut être pas les conséquences de leurs actes dans les urnes ?

4. Revalorisation des laissés pour compte

Les lois sont votées pour protéger la veuve et l’orphelin, les faibles et les minorités. Non, pour censé faciliter des abus à leurs égards.

L’immigré se méfie de la justice Française, par ce qu’à croire les idées populaires, qui sont sans aucun doute vraies, elle ne peut être que contre lui quelle que soit l’affaire et le coupable. Que les sentences appliquées au fautif, son oppresseur, ne seraient jamais équitables.

C’est pourquoi, afin d’essayer de renverser cette tendance, il serait primordial de mettre en place certaines mesures, preuves d’ouvertures:

A tout immigré, il doit être, officiellement et juridiquement, garantie une immunité d’expulsion avant et pendant un quelconque procès.

Par ailleurs, au cas où le résident français ait été traîné en justice, perde le procès et purge la peine apposée, les faits reprochés ne soient pas inscrits sur son dossier judiciaire si ces actes dits « mineurs » n’ont pu porter préjudice à la vie, à la santé et à la sécurité de celui ou celle qui a été oppressé.

Ainsi, au moment où il voudrait accéder à la nationalité, émigré ou occupé un poste à hautes responsabilités dans son pays d’origine, ses erreurs du passé ne constituent pas un obstacle insurmontable.

Toute personne a droit à une possible seconde chance. Et, oui, les immigrés aussi !

5. La BIAR (Banque d’Immigration et d’Aide à la Réorganisation)

La meilleure solution pour lutter contre l’immigration serait de ne pas fermer les frontières ou expulser des immigrés. Mais, d’assurer une fluidité entre les entrées et les sorties.

Car, l’immigration est avant tout une tragédie humaine. Rapatrier des individus dans leurs pays en sachant qu’ils y ont tout perdu, que rien de positif leurs attend ou qu’ils n’arriveront pas à rebondir là-bas est plus que de l’indifférence. C’est du meurtre.

Ma proposition : - Mettre en place un système de «rapatriement volontaire ». Toute personne, quelle que soit la durée et le motif, devrait, de manière préalable et systématique, payer une « taxe d’immigration » avant d’entrer en France. Pour les sans-papiers parvenus au sein du territoire illégalement, cette contribution serait apportée après avoir obtenu un titre de séjour-autorisation de travail.

L’argent ainsi récolté servirait à financer des projets d’immigrés, notamment ceux provenant des pays en voie d’industrialisation, qui voudraient rentrer chez eux y construire. Ces volontaires pourraient également être soutenus par des bureaux d’études acquis à leur cause, des associations et différents autres organismes qui se sentent intéresser, concernant le fait d’assoir sur écrit leurs idées et d’y apporter une touche supplémentaire si incomplètes.

Par ailleurs, il serait fort intéressant de prévoir et d’officialiser les chiffres d’entrées dans l’Hexagone. Du village le plus lointain à la capitale, en passant par d’autres villes, les campagnes, les communes et les départements, un rapport annuel d’accueil serait censé être dressé par des agents de la mairie en fonction du logement, du travail et de l’évolution économique constaté.

Ces différents documents, résumé en un seul, et dont le contenu chiffré serait officialisé, permettrait au gouvernement de prévoir d’avance le nombre précis des titres de séjour à octroyer tout au long de l’année.

Ainsi, il sera fait en sorte de continuer à accueillir les immigrés.

Cependant, avant de mettre en place la BIAR et d’appliquer ce qui en ressort, régulariser la situation des sans-papiers est une priorité. Ne voyez- vous pas qu’ils seraient moins parasitaires avec des papiers en ordre que sans ? Beaucoup d’entre eux vivent de l’aide étatique, et cela contribue aussi d’une manière ou d’une autre à enfoncer la dette publique.

6. Demande d’aide

Je m’appelle donnet sisa nzenzo, je suis Congo-angolais. Et, cela fait maintenant 14 mois que je vis ici en France.

Je demande à toutes les personnes, y compris les journalistes et les élus, qui ont lu mon projet et y croient, ne fut ce qu’en partie, de bien vouloir le soutenir en partageant ce message à tous leurs contacts de réseaux sociaux.

Ainsi, il pourrait être passé. Car, mon but serait tout d’abord de créer un débat national. Par ailleurs, au cas où certains points sont mal expliqués, ma personne est prête à être invité à des conférences ou des interviews pour défendre mes idées. Merci.


A propos de l'auteur :

Je suis un immigré congolais agé de 20 ans, natif de lubumbashi en congo démocratique. Etudiant à l’université Paul sabatier

Source : Appel à la fraternité - Articles Gratuits

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Tags : immigration debat politique


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